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"Moi je vis dans un monde virtuel". C'est le chanteur M qui l'affirme mais il ne parle pas de cette virtualisation qui est déjà à l'oeuvre dans l'entreprise ! Ainsi si la vision de l'utilisateur devant son ordinateur individuel reste encore une réalité, il y a fort à parier qu'elle sera considérée comme une survivance des premiers âges de l'informatique. voyons les différents aspects de cette virtualisation en entreprise :
* la virtualisation elle-même. On nomme "virtualisation" " l'ensemble des techniques matérielles et/ou logicielles qui permettent de faire fonctionner sur une seule machine plusieurs systèmes d'exploitation et/ou plusieurs applications, séparément les uns des autres, comme s'ils fonctionnaient sur des machines physiques distinctes.". Merci wikipedia pour cette définition qui a l'avantage d'être suffisamment large tout en décrivant précisément ce dont il retourne en entreprise. L'informatique professionnelle s'est considérablement complexifiée. Un utilisateur y utilise de plus en plus de logiciels distincts sur de plus en plus de supports différents. Imaginer une infrastructure qui recourrait à autant de PC interconnectés dont chacun disposerait d'une autonomie logicielle consisterait à monter une usine à gaz. Le responsable du parc informatique passerait son temps à vérifier sur chaque poste l'homogénéité de la sécurité, des mises à jour, des applications. Un cauchemar. Un autre inconvénient est aussi qu'une machine pourrait tourner au ralenti jute à côté d'une autre qui saturerait, à ce moment précis, les capacités du système. Inefficace, inopérant, et, vu que ça oblige chaque système à une autonomie maximale, extrêmement coûteux.
* la virtualisation des serveurs est une réponse partielle à ce problème. Un hyperviseur matériel ou logiciel sert d'interface entre les ressources physiques des serveurs (dits "hôtes") et les serveurs dits "invités". Un seul serveur hôte permet de virtualiser plusieurs serveurs invités, ce qui permet aux utilisateurs une souplesse d'usage maximale.
* la virtualisation des postes clients est la suite logique de ce mouvement. Le serveur fournit à tous les ordinateurs connectés, y compris un usager en mobilité qui se connecte depuis son portable ou un ordinateur de rencontre depuis une conférence à l'autre bout du monde, y compris le cadre stressé en week-end à son domicile, un environnement standard qui lui offre toute la palette d'outils de l'entreprise. Plus besoin de ressources extraordinaires depuis le serveur, un simple terminal connecté à internet suffit, même sans disque dur, et les communications se réduisent à l'échange des affichages et des saisies claviers et souris qui modifient directement le système du serveur central. Les applications se trouvent par-là même virtualisées sur le terminal, qui ne fait que simuler localement leur fonctionnement sur le serveur.
La question se pose de ce qui reste à virtualiser. Plus grand chose, à l'exception peut-être de l'utilisateur ! Là ce sera mauvais temps pour nous, qui iront pointer au chômage pendant qu'un logiciel dédié s'occupera de simuler nos interventions. Bon, d'accord, là je pousse le bouchon un peu loin...
Mr Wong
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